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Introduction
 
L'histoire du Petit Séminaire :
> Le Père fondateur
> Napoléon et les Séminaires.
> Chavagnes était-il le 1er Séminaire ?.
> Principales dates de 1801 à 2002
> Le " miracle" de Notre-Dame du Sceptre.
> les bâtiments de 1959 et 2004
 
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Le Séminaire de Chavagnes est-il le premier séminaire ouvert en France après la Révolution ?

Résultat des recherches du très érudit Père CHAILLE (F.M.I.)

Cette assertion est attribuée à un rapport fait à Napoléon Ier, en 1805, par le ministre des cultes Portalis. (Vie du Vénérable Louis-Marie Baudouin par les R.R. P.P. Michaud et Ailleaume - Bruxelles, librairie Albert Dewit, 53, rue Royale - 1925, p. 145, note 1).

Désirant avoir ce texte in extenso j'écrivis le 21 janvier 1953 à M. le Directeur des Archives Nationales. Il me répondit le 6 février : " ...J'ai le regret de vous faire connaître qu'en dépit d'un examen par mes services du carton A F III 1045 ; Rapports et Lettres ans XIII et XIV, et de l'ouvrage " Portalis ", rapports et discours sur le Concordat ". Paris 1845, in-8°, le rapport de Portalis sur le petit séminaire de Chavagnes n'a pu être trouvé ". Il m'invite ensuite à consulter une dizaine de dossiers versés par différents ministères, mais sans aucune garantie. " C'est en vain termine-t-il, que les procès-verbaux du conseil supérieur de l'Université ont été examinés."
Mes recherches ultérieures restèrent vaines sur ce point. Si, malgré tout, ce texte est authentique, le séminaire de Chavagnes est-il réellement le " premier ouvert après la Révolution " ? Non certainement. Dès 1797, l'abbé Billaudel avait ouvert un séminaire à Menneville, diocèse de Soissons (" Note sur les dernières années du doyenné de Neufchâtel-sur-Aisne, 1789-1812 et le séminaire de Menneville ", par M.-L. Labrusse, Librairie du Dauphin, 39, rue Vanneau, Paris). A la fin de la même année, l'abbé Rey instruisait 40élèves pour le sacerdoce, à Bellevaux, en Savoie. (Histoire religieuse de Napoléon, p. 82, Victor Bindel). Dans une lettre, l'abbé B. Gillet, écrivait, de Blois, le 3 novembre 1864, au R. P. Bethuys, premier biographe du Vénérable P. Baudouin : " Je vous ai dit combien je goûtais la vie du P. Baudouin, mais puisque vous le désirez, je vais vous dire les modifications que je souhaite : ... Ce qu'on dit ici sur le séminaire de Chavagnes, " le premier après la Révolution ", a étonné, je le sais, plusieurs ecclésiastiques : celui de Paris fut ouvert en 1800 et M. de Quélen en faisait partie ; celui de Carcassonne est aussi des premiers, celui de Lyon également. (Vie de M. Emery, t. 2, p. 153) ; quant aux petits séminaires, celui de Saint-Jotard commence avant 1796 (Ami de la religion, t. 14, p. 264) ; celui d'Antignac sous le Directoire (Vie de M. Emery, t., 2,,p. 158)... " Peut-être y en a-t-il eu d'autres encore.

Pour conserver au séminaire de Chavagnes l'honneurd'être le premier séminaire ouvert après la Révolution on a dit que les autres avaient été ouverts pendant la Révolution. C'est pour le moins jouer sur les mots. D'autre part. Portalis pouvait-il ignorer l'existence de ces séminaires Ce n'est pas possible puisque Napoléon, inaugurant déjà sa politique scolaire avait fait recenser par les préfets toutes les institutions secondaires de France, même celles qui n'avaient que trois ou quatre élèves comme à Fontenay-le-Comte. Portalis devait donc être bien renseigné. Comment donc expliquer cette phrase ?

Le manuscrit de la vie du P. Baudouin par le R.P. Bethuys (livre VI, p. 120, archives F.M.I. 10 B 5b) qui est la source principale des autres biographes, contient ce texte : C'était le premier Séminaire qui eût été ouvert en France depuis la Révolution. La preuve qu'on en acquit alors ne laisse aucun doute. Mgr. Paillou avait demandé que cette maison ecclésiastique fût reconnue par le gouvernement. Le ministre des cultes, en annonçant au prélat que sa demande avait été accueillie favorablement ajouta que c'était " le premier établissement de ce genre qui avait été reconnu et approuvé ". La fin de cette phrase mise entre " guillemets " semble être une citation de la lettre, au moins quant aux mots importants. De là à attribuer au ministre la phrase discutée il n'y a pas loin ; c'est dans ce sens pour ceux qui ignorent l'existence des autres séminaires. La phrase authentique de Portalis ne va pas contre cette existence puisque celui de Chavagnes est seulement " le premier reconnu et approuvé ". Malgré les recherches cette lettre est restée introuvable.

Mais jusqu'à plus ample information, il n'est pas téméraire de conclure que la phrase " prétendue historique " est du R. P. Bethuys qui ensuite cite Portalis.

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accès au haut de cette page dernière mise à jour le 8 février 2010