Inédit : le véritable règlement
| plan du site | une visionneuse à photos |

La phrase du jour : " Qui regulae vivit, Deo vivit" (extrait du réglement)
c'est vivre pour Dieu que de vivre conformément à une règle

sweet home

 
Introduction
 
L'histoire du Petit Séminaire :
> Le Père fondateur
> Napoléon et les Séminaires.
> Chavagnes était-il le 1er Séminaire ?.
> Principales dates de 1801 à 2002
> Le " miracle" de Notre-Dame du Sceptre.
> les bâtiments de 1959 et 2004
 
La vie de tous les jours :
 
Le travail intellectuel :
 
Le recrutement
 
Et le sexe dans tout ça ?
 
Le coin des anciens
 
Bibliographie
 
Adresses utiles.
 
Vos Réactions.

De la fondation par le Père Baudoin : son arrivée à Chavagnes.

un prêtre réfractaire
qui fait de la prison
son arrivée
à Chavagnes
sa rencontre
avec Napoléon
ses démarches
pour rester à Chavagnes

Le 31 juillet 1801 un prêtre, jeune encore, se dirigeait à pied vers Chavagnes-en-Paillers. A peine sur le territoire de la paroisse, il s'arrêta, fit un geste de bénédiction et ontinua sa route dans un profond recueillement. Loin de le distraire, les ruines noircies, accumulées par les colonnes infernales le long du chemin, le faisaient songer aux uines morales, combien plus nombreuses encore, causées par la Révolution.

Arrivé au bourg, il marcha droit sur l'église, une pauvre église saccagée maintes fois et rafistolée tant bien que mal par les bonnes volontés. Avant d'en franchir le seuil, il se prosterna quelques minutes, puis s'étant avancé jusqu'au sanctuaire, s'absorba dans une ardente prière, baisa la terre avec humilité et se releva, plein de confiance et de courage.

Ce prêtre était M. Louis-Marie Baudouin, le nouveau curé de Chavagnes.

Né à Montaigu, le 2 août 1765, Louis-Marie Baudouin était le dernier des huit enfants d'un pauvre jardinier; il attira vite l'attention du clergé de sa paroisse par sa piété et son intelligence. Après de brillantes études au collège de sa ville natale, il fut admis au grand séminaire de Luçon en octobre 1782. Ses professeurs ne tardèrent pas à l'apprécier. En témoignage de leur estime, ils lui accordèrent unanimement le « prix de mérite ». Ce prix consistait en une pension accordée au séminariste qui donnait le plus de satisfaction.

Tiraillé par deux ambitions apparemment contradictoires, entre le zèle de l'apôtre et la contemplation du mystique, le jeune séminariste hésitait entre la Chartreuse et les missions. Après quelques « escapades » dans l'un et l'autre sens, il se résolut à suivre tout simplement le « fil de la Providence ». En l'absence de Mgr de Mercy, évêque de Luçon, représentant son diocèse aux Etats Généraux, M. Baudouin fut ordonné prêtre le 19 septembre 1789, à Saint-Malo, par Mgr. Cortois de Pressigny, et, à son retour, nommé vicaire de son frère à Luçon.

C'est là qu'il déployait son zèle quand parut le décret obligeant tous les prêtres au serment de fidélité à la Constitution civile du Clergé. Comme son frère, le jeune vicaire n'hésita pas un instant, il refusa ce serment: et accompagna son refus de protestations énergiques. Libéré après un séjour de 7 mois à la prison de Fontenay-le-Comte, il dût s'exiler en Espagne en septembre 1792.

Ce site n'engage pas la responsabilité de l'Eglise institutionnelle.
Contact : webmaster@petitseminaire-chavagnes.com

accès au haut de cette page dernière mise à jour le 8 février 2010